Actualités › Arbre de Noël
Un arbre de Noël se prépare en juin. Pas parce qu'il est agréable de parler de Noël en été, mais parce que les salles, les spectacles et les Pères Noël disponibles un samedi de décembre sont en nombre fini.
Publié le 25 septembre 2026 · 5 min de lecture · ADK Events
Chaque année, on reçoit des demandes début octobre pour le premier week-end de décembre. Parfois on peut encore. Souvent, ce qui reste libre n'est pas ce que le comité avait en tête : une salle trop grande, un spectacle qui ne correspond pas aux âges, un samedi soir au lieu d'un samedi après-midi. Voici le calendrier que suivent les comités qui n'ont jamais de mauvaise surprise.
Tout part de la date, et la date dépend de la salle. Les samedis après-midi entre le 6 et le 20 décembre sont les créneaux les plus demandés de l'année pour les salles polyvalentes : ils conviennent aux familles, ils n'empiètent pas sur les soirées d'entreprise du soir, et tout le monde les veut. Réservez d'abord, affinez le programme ensuite. Une date sans programme se rattrape ; un programme sans salle, non.
L'été est calme, et c'est exactement pour ça qu'il est utile. C'est le moment de figer l'enveloppe et de passer les commandes de cadeaux, avant que les fournisseurs n'entrent dans leur rush. C'est aussi le moment de vérifier ce que le comité a le droit de distribuer sans cotisations.
En 2026, les bons d'achat et cadeaux remis par le CSE sont exonérés de cotisations jusqu'à 200 € par salarié et par événement, soit 5 % du plafond mensuel de la Sécurité sociale.
Le Noël des salariés et le Noël des enfants comptent comme deux événements distincts — ce dernier concernant les enfants de moins de 17 ans. Au-delà du plafond, l'exonération n'est maintenue que si trois conditions sont réunies ensemble : le bon est lié à l'événement, il précise la nature du bien ou l'enseigne, et son montant reste conforme aux usages.
Ce plafond est révisé chaque année : vérifiez-le auprès de l'URSSAF avant de commander. Il détermine la part du budget qui part en cadeaux, donc celle qui reste pour la salle, le spectacle et le goûter.
Les compagnies jeune public bouclent leur saison de Noël en septembre. Passé ce cap, vous ne choisissez plus votre spectacle : vous prenez ce qui reste. Et la première question à trancher n'est pas le thème, c'est la tranche d'âge. Un spectacle conçu pour des trois-six ans ennuie les grands ; un spectacle pour des huit-douze ans passe au-dessus des petits. Si votre effectif couvre les deux, mieux vaut un spectacle court pour les petits et une animation séparée pour les grands qu'un spectacle unique qui ne satisfait personne.
Le goûter est la partie qu'on sous-estime toujours. Ce n'est pas un buffet d'adultes : les enfants se servent mal, renversent, reviennent trois fois, et la file se forme au pire moment. Deux points de distribution valent mieux qu'un grand buffet central, et un adulte par point vaut mieux qu'un libre-service intégral.
Novembre, c'est l'administratif. La liste des enfants avec leur âge au jour de l'événement — pas leur âge aujourd'hui — conditionne la répartition des cadeaux. Les inscriptions se ferment deux semaines avant, jamais la veille : un prestataire a besoin de ce délai pour caler ses quantités, et vous avez besoin de ce délai pour relancer les retardataires.
C'est aussi le moment de faire une visite de la salle avec votre prestataire, si ce n'est pas déjà fait. Une heure sur place en novembre évite trois heures de rattrapage le jour J.
Si les cinq étapes précédentes ont été tenues, le jour J n'a plus grand-chose d'incertain. Le montage commence deux à trois heures avant l'ouverture des portes, le spectacle démarre à l'heure annoncée — les familles avec enfants arrivent à l'heure, elles — et le Père Noël passe après le goûter, jamais avant : un enfant qui a vu le Père Noël ne s'intéresse plus au reste.
Le seul vrai risque d'un arbre de Noël, c'est le retard. Un enfant de quatre ans qui attend quarante minutes n'attend pas : il pleure, et sa salle entière avec lui.
Le décret du 7 août 2017 plafonne les sons amplifiés à 102 dB(A) sur quinze minutes dans les lieux ouverts au public. Pour les activités spécifiquement destinées aux enfants jusqu'à six ans, ce plafond tombe à 94 dB(A).
Sur un arbre de Noël, ce n'est pas une formalité : la sonorisation d'un spectacle jeune public ne se règle pas comme celle d'une soirée dansante, et l'écart de huit décibels est considérable à l'oreille. Si votre prestataire ne vous en parle jamais, posez-lui la question.
Ça se fait. On monte des arbres de Noël en urgence chaque année. Mais vous perdez le choix : la salle sera celle qui reste, le spectacle celui qui a eu une annulation, et le prix ne sera pas celui de juin. Si c'est votre cas cette année, appelez maintenant plutôt que la semaine prochaine — et bloquez juin dans votre agenda pour l'année suivante.
Une salle se choisit rarement sur sa photo. Ce qui décide du bon déroulement d'une soirée tient dans sept points…
Ce ne sont jamais les grandes décisions qui font rater une soirée d'entreprise. Ce sont cinq détails, toujours les…
Un blind test générique occupe une salle. Un blind test écrit pour l'entreprise la fait réagir. La différence ne tient…
Agence événementielle basée en Alsace. Conception, production et animation d'événements d'entreprise partout en France, et à l'étranger sur demande.